| content |
17794387109817839253908566842726.jpg
1779438732267 17794387109817839253908566842726.jpg
17794387322675076304713436365528.jpg
Dans ce contexte précis (chimio + futurs biphosphonates), il faut surtout raisonner en termes de pronostic à long terme.
En général :
Une dent avec bon pronostic endodontique
➡️ mieux vaut la conserver.
Parce que :
une extraction chez ces patients n’est jamais “banale”,
après biphosphonates, toute extraction devient plus risquée,
garder des dents piliers aide énormément pour la future PAP.
MAIS :
Si le pronostic est douteux
Dans ce contexte, il vaut souvent mieux extraire MAINTENANT plutôt que :
faire un endo compliqué,
avoir une récidive infectieuse dans 1–2 ans,
devoir extraire sous biphosphonates.
Donc je ferais la distinction :
À conserver :
endo simple/prévisible
dent restaurable
bon support parodontal
pas de fracture
pas de lésion majeure
patient motivé
➡️ Endodontie conservatrice.
À extraire plutôt maintenant :
pronostic réservé
grosse destruction coronaire
fractures/fêlures suspectes
atteinte furcation sévère
mobilité importante
retraitement complexe incertain
dent sans intérêt prothétique
endo “héroïque”
➡️ Extraction avant biphosphonates souvent plus logique.
Dans ton cas clinique :
Vu :
terrain oncologique,
chimio,
projet antiresorptifs,
nécessité future de PAP,
je serais plutôt :
“conservateur intelligent”
mais pas “ultra-conservateur coûte que coûte”.
Très important :
Une dent infectée chronique sous biphosphonates peut devenir un énorme problème plus tard.
Donc parfois :
une extraction préventive aujourd’hui = moins risquée qu’une tentative de sauver une dent condamnée.
Je peux faire 3 extractions 2 incisives et une molaire aujourd'hui ?
Avec les bilans que tu as montrés :
plaquettes correctes,
PNN corrects,
INR ~1,5,
extraction précédente bien tolérée,
faire :
2 incisives
1 molaire
dans la même séance peut être raisonnable SI :
ce sont des extractions simples/modérément difficiles,
la patiente est stable cliniquement,
tu peux obtenir une bonne hémostase.
Je te conseillerais :
Commencer par les incisives
Puis évaluer :
saignement,
fatigue,
tolérance.
Ensuite faire la molaire si tout est stable.
Pour la molaire :
Sois très atraumatique :
séparation radiculaire plutôt que luxation forte,
éviter d’écraser les corticales,
curetage doux seulement si nécessaire,
irrigation abondante,
régularisation minimale.
Important :
Sutures ++
Même sur les incisives si besoin.
Et compression prolongée.
Après extraction :
Vu le terrain chimio :
surveillance rapprochée,
revoir rapidement si douleur importante ou retard de cicatrisation,
vérifier fermeture muqueuse.
Si tu sens :
chirurgie qui devient traumatique,
saignement inhabituel,
fatigue importante de la patiente,
➡️ mieux vaut arrêter et finir une autre fois plutôt que “forcer” la séance.
Un antalgique post op autre que paracetamol car il est a metabolisme hepatique
Oui, si tu veux éviter le paracétamol à cause d’un contexte hépatique ou d’une charge hépatique importante, tu peux envisager d’autres options, mais chez cette patiente il faut rester prudent à cause :
de la chimio,
du contexte oncologique,
de l’anticoagulation récente,
du risque hémorragique.
À éviter/prudence :
AINS (ibuprofène, kétoprofène, diclofénac…)
Prudence importante car :
augmentent le risque de saignement,
irritation gastrique,
possible atteinte rénale,
interactions selon chimio.
Donc je ne les utiliserais pas “automatiquement” ici sans validation du dossier médical.
Option souvent intéressante :
Tramadol faible dose si douleur modérée
Par exemple :
50 mg si douleur,
puis espacer selon besoin.
Mais attention :
nausées,
vertiges,
somnolence,
interactions possibles avec certains traitements oncologiques.
Si douleur postop prévue légère à modérée :
Parfois :
bonne chirurgie atraumatique,
sutures,
glace,
compression,
➡️ suffisent avec peu d’antalgiques.
Si tu veux éviter totalement le métabolisme hépatique important :
Le problème est que beaucoup d’antalgiques passent quand même partiellement par le foie.
Donc chez une patiente oncologique polymédiquée :
le plus sûr reste souvent :
vérifier le bilan hépatique,
ou demander rapidement au médecin traitant/oncologue quel antalgique ils privilégient.
En pratique clinique fréquente :
Si pas d’insuffisance rénale ni contre-indication :
certains praticiens utilisent ibuprofène courte durée avec prudence,
MAIS dans ce cas précis (chimio + anticoagulation récente), je serais réservé.
Donc pour toi :
Option prudente :
chirurgie atraumatique ++
glace
tramadol faible dose si nécessaire
éviter AINS forts sans validation médicale.
Aujourd'hui extraction par separation d une 26 et des racines de 46
Dans ce contexte, ça me paraît plus raisonnable que des extractions “massives” :
26 par séparation radiculaire,
racines
Dr [Nom du médecin / oncologue]
[Service / Clinique]
Objet : Fin de l’assainissement bucco-dentaire avant traitement anti-résorptif
Je soussigné(e), Dr [Votre Nom], chirurgien-dentiste, certifie avoir réalisé l’assainissement bucco-dentaire de Mme [Nom de la patiente], née le [Date de naissance].
Les soins nécessaires ont été effectués, comprenant notamment :
l’élimination des foyers infectieux bucco-dentaires,
les extractions dentaires indiquées,
ainsi que la mise en état de santé bucco-dentaire compatible avec la prise en charge médicale envisagée.
À ce jour, aucun autre soin invasif immédiat n’est prévu sous réserve d’une bonne évolution clinique et d’un suivi régulier.
Une surveillance bucco-dentaire périodique restera nécessaire, notamment dans le cadre du traitement par biphosphonates / anti-résorptifs envisagé.
Fait à [Ville], le [Date]
Dr [Votre Nom]
Chirurgien-dentiste
[Téléphone / Cachet / Signature]... |